Centre dermatologique

   

    Les lasers sont largement utilisés en dermatologie, que ce soit pour traiter les hémangiomes et autres anomalies vasculaires, les lésions pigmentées, les cicatrices gênantes, la pilosité, ou pour enlever les tatouages. Leur utilisation repose sur une évaluation médicale de leurs indications et du rapport bénéfice/risque qu’ils peuvent présenter pour le patient.

    Les lasers permettent d’utiliser la lumière comme source d’énergie concentrée et précise. La dermatologie est un domaine où ils sont largement utilisés, qu’il s’agisse de traiter les hémangiomes ou d’autres anomalies vasculaires, les cicatrices gênantes, l’élimination des tatouages ​​ou même l’épilation définitive.

En savoir plus sur les lasers dermatologiques

    Il existe une variété d’appareils qui émettent de la lumière qui peut ou non être visible à l’œil humain.

    Ces rayons sont caractérisés par leur longueur d’onde. Celles-ci vont de l’ultraviolet à l’infrarouge, avec les couleurs visibles de l’arc-en-ciel entre les deux. Si la lumière ne contient qu’une seule longueur d’onde, c’est un laser. S’il est composé de plusieurs longueurs d’onde, c’est ce qu’on appelle un flash (également appelé lumière pulsée intense).

Light Emitting Diode est un dispositif émettant de la lumière qui peut obtenir un faisceau de lumière d’une seule longueur d’onde, mais à une énergie beaucoup plus faible qu’un laser. Ces L.E.D. sont de petites diodes qui sont couplées et fixées à la plaque mobile, et lorsqu’elles sont allumées, émettent une lumière très brute.

    Enfin, certains appareils couplent plusieurs appareils qui génèrent différentes longueurs d’onde pour augmenter leur efficacité, comme la radiofréquence ou les ondes acoustiques.

    Dans le cadre d’un traitement dermatologique, la lumière est focalisée sur une cible cutanée afin d’en modifier la structure en la chauffant, la coagulant ou la détruisant.

    Les trois cibles de base pour que la peau absorbe l’énergie lumineuse émise sont l’hémoglobine (l’élément contenu dans les globules rouges qui transporte l’oxygène), la mélanine (le pigment cutané produit par les cellules de la peau, les mélanocytes) et l’eau.

    L’énergie délivrée par le laser, dont l’intensité est réglable, est ainsi capable de couper, détruire ou altérer les cellules ou structures extracellulaires de la peau jusqu’au niveau de la graisse sous-cutanée.

Quand sont-ils utilisés ?

Pas seulement l’épilation !

    La gamme de lasers, lampes de poche et maintenant L.E.D. La dermatologie se développe un peu chaque jour.

    Le champ d’application le plus large est aujourd’hui le traitement de tous les types de rougeurs, de la rosacée de l’adulte aux hémangiomes de l’enfant, l’épilation à visée esthétique ou médicale (hirsutisme pathologique), la gestion des rides, le photorajeunissement ou le détatouage. Cette liste n’est pas exhaustive car de nombreuses publications scientifiques rapportent les résultats d’efforts de recherche et d’évaluation pour de nouvelles indications dermatologiques.

    Le laser est un instrument médical de haute précision.

    Son utilisation provoque des modifications profondes de la structure à traiter et elle ne doit être utilisée correctement que par un médecin connaissant bien la technique et ses indications. Les appareils « universels » n’existent pas encore, et les dermatologues ou les centres médicaux de laser disposent généralement de plusieurs machines qui répondent aux indications les plus courantes.

    Il existe quatre types d’appareils pour traiter les rougeurs cutanées, chacun émettant une longueur d’onde différente : laser KTP à 532 nm, laser à colorant pulsé à 585 ou 590 nm, laser Nd-Yag 1064 et Lamp Intense Pulse. Classiquement, chacun de ses dispositifs a une indication privilégiée.

    Pour détruire les vaisseaux sanguins avec un laser, il existe deux méthodes :

  • Soit on provoque une rupture de la paroi vasculaire (entraînant un purpura, c’est-à-dire des petites taches violettes au niveau du vaisseau pendant une dizaine de jours)
  • Soit on provoque la coagulation de l’hémoglobine des globules rouges circulant dans les vaisseaux sanguins (cela provoque des rougeurs et des œdèmes pendant quelques jours).

    Les lasers à colorant pulsé sont le laser de choix pour les hémangiomes plats, le grand érythème de la naissance et l’érythème simple du visage. Le laser KTP 532 est un laser classique pour les taches du visage ; le laser Nd-YAG, pour les petites veines isolées des jambes. Cependant, les progrès des derniers appareils mis sur le marché ont rendu cette ancienne limitation d’indication obsolète et le dermatologue estimera la meilleure procédure pour son patient.

    Le remboursement de l’assurance-maladie n’est disponible que pour des indications non esthétiques, telles que le traitement des hémangiomes plats.

Pigmentation et tatouages

Une peau régulièrement surexposée au soleil peut développer des empreintes altérées du capital solaire. Les taches solaires classiques (taches de rousseur) peuvent être traitées avec un laser dit à déclenchement (ou laser à commutation Q, qui se caractérise par un impact très court qui décompose la mélanine ou le pigment de tatouage). Si l’effet est perceptible au bout de quelques cures, une prophylaxie reste de mise et il faut recommander d’éviter les nouvelles taches solaires et une protection solaire efficace.

Les lasers à commutation Q sont également utilisés pour tenter de détatouer. Les tatouages ​​monochromes, généralement noirs, sont relativement faciles à enlever, ne laissant aucune cicatrice visible après trois ou quatre traitements. D’autre part, les tatoueurs font des tatouages ​​(généralement profonds dans le derme) qui en nécessitent jusqu’à dix. Aussi, certaines couleurs (vert, jaune, turquoise) sont particulièrement difficiles à séparer.

Concernant les indications médicales que la sécurité sociale peut couvrir, certains enfants naissent avec de grosses taches dites « café au lait » qui peuvent être enlevées avec ces lasers Q-switch.

laser d’épilation

Dans ce domaine, le but du laser est de détruire la matrice productrice de poils, réalisant ainsi une épilation définitive. Elle nécessite l’utilisation d’un matériel puissant, si possible rapide, permettant de traiter de larges zones de poils, et ne peut être obtenue qu’après quelques séances espacées de quelques semaines selon la zone à traiter (les lasers ne sont disponibles que sur -croissance Efficace sur les cheveux à long terme). Le taux de repousse des cheveux est variable entre différentes régions anatomiques et entre différents patients, le médecin estimera à l’issue de la première consultation que le nombre de mois et de séances nécessaires pour obtenir une meilleure non-repousse est de 75%. Le nombre d’entraînements nécessaires pour atteindre ce résultat varie : de quelques entraînements sur un très bon maillot généralement à dix sur le dos d’un homme.

Un examen préalable du patient est indispensable pour déterminer la viabilité de ce type d’épilation au laser. Une pilosité faciale excessive est souvent révélatrice de sécrétions hormonales anormales, un bilan biologique peut alors être recommandé et une médication peut être mise en place en complément d’un traitement au laser (auquel cas la Sécurité Sociale peut assurer une prise en charge partielle, en fonction du resurfaçage).

Cette action doit être médicalement encadrée (la législation française interdit aujourd’hui l’utilisation des lasers ou des lumières pulsées intenses par des non-médecins) pour éviter les brûlures, notamment sur peau terne ou bronzée, et aucun résultat (il faut que le poil soit présent pour que le laser soit actif, vous ne pouvez donc pas faire d’épilation à la pince à épiler ou à la cire avant).

Le laser dit alexandrite est le laser de référence pour les peaux blanches, tandis que le laser Nd-YAG est le laser de référence pour les peaux foncées. Des diodes laser et des lampes pulsées intenses peuvent également être utilisées.

Cicatrices et vieillissement cutané

On distingue les techniques dites de photorajeunissement, qui visent à améliorer l’éclat du teint, et celles qui permettent le traitement des taches brunes ou le raffermissement de la peau. Certains lasers vasculaires, lasers à pigments et lumières pulsées intenses peuvent être utilisés à cette fin.

Pour reconstruire le tissu cutané, un laser est utilisé pour lisser l’apparence de la peau en brisant les cicatrices ou les rides. Les lasers utilisés ici sont soit des lasers dits ablatifs, qui vont provoquer une disparition partielle de l’épiderme et du derme, soit des lasers non ablatifs, qui vont respecter l’épiderme.

Les lasers d’ablation sont de type Co2 ou Erbium (laser resurfaçage). Provoque une perte localisée de l’épiderme et du derme, il déclenche le renouvellement de ce dernier. Les conséquences de ce type de laser incluent des croûtes qui suintent pendant une à deux semaines et des rougeurs qui durent plusieurs semaines. Pour limiter cet inconfort, les nouveaux lasers Co2 ou erbium peuvent « séparer » l’impact, laissant la place à une peau saine pour guérir plus rapidement. Moins efficace, nécessitant plusieurs traitements pour se rapprocher des résultats obtenus à l’aide d’une technique classique appelée fractionnement non fractionné.

Le laser non ablatif mais fractionné respecte l’épiderme, seul le derme est chauffé pour induire une nouvelle production de collagène. Le résultat nécessite plus de séances de traitement qui sont moins efficaces que les techniques ablatives, sauf pour le traitement des cicatrices. Ils sont mieux tolérés et causent peu d’inconfort aux patients.

D’autres techniques peuvent être utilisées en conjonction avec ces lasers, comme la radiofréquence, qui est particulièrement utile pour retendre la peau ou restaurer le teint de la peau. Aujourd’hui, ces technologies combinées permettent un rajeunissement du visage, des mains, du décolleté et du cou. La variété des appareils laser et la modulation des chocs permettent de les adapter de manière optimale aux exigences du patient.

cellulite

La cellulite est le terme non médical désignant les dépôts graisseux disgracieux sous la peau. Dans ce domaine, le laser va détruire les cellules graisseuses en déplaçant une sonde laser dans la graisse sous-cutanée sans aspiration. Le laser interne provoquera la dissolution ou la destruction des cellules graisseuses par la chaleur ou l’effet thermique des cellules en se déplaçant d’avant en arrière. Ce geste n’est pas réservé exclusivement au corps chirurgical et peut être proposé par les dermatologues.

Plusieurs études ont rapporté des résultats préliminaires utilisant un laser externe de type Nd-yag (à travers la peau), qui chauffe la cellulite pour la détruire.

Il existe d’autres techniques qui visent à expulser ou à détruire les cellules graisseuses avec des appareils de type radiofréquence ou sonique, mais les résultats semblent moins spectaculaires. Ces dispositifs sont toujours d’actualité sur le marché français et font toujours l’objet d’évaluations validées scientifiquement.

Vitiligo, psoriasis…

La liste des indications possibles s’allonge chaque jour. L’énergie émise par les rayons, l’absorption de la couleur des rayons par la cible cutanée sont autant de possibilités de traitement topique des problèmes de peau. Dans ce contexte, la leucoplasie, la pelade ou le psoriasis localisé sont des maladies à présentation esthétique qui peuvent désormais être traitées avec succès par les lasers excimers. Il faut plusieurs séances, mais ils ne traitent que la peau affectée, épargnant ainsi la peau normale environnante.

procédure d’intervention

    La dermatologie est la spécialité médicale la plus apte à poser des diagnostics et à prodiguer de tels traitements. Quel que soit le centre médical disposant de laser, flash, L.E.D., une consultation pré-traitement est essentielle pour déterminer le plan de traitement, sa progression, l’évolution post-opératoire attendue, le prix des prestations et expliquer les éventuelles implications. Probablement mineur. Ces informations sont fournies lors de la consultation de dermatologie, et si le traitement nécessite plusieurs séances dans notre Médecine Esthétique Paris, seul le médecin peut estimer les résultats pour entamer la poursuite du traitement.

    À la demande du patient, le médecin doit fournir un devis signé après l’explication la plus complète du patient, accompagné d’une fiche d’information éclairée. Dans la plupart des cas, l’utilisation de cette technologie n’est pas prise en charge par la sécurité sociale.

processus de la séance

    L’utilisation de la technologie laser doit être effectuée dans des locaux dédiés à la pratique médicale, hors de portée du public, comportant des panneaux indiquant : « Laser, attention au danger ». La protection des yeux est obligatoire et une préoccupation constante pour les médecins et les patients.

    Chaque indication laser est gérée par un programme de traitement bien établi, qui est expliqué lors de la consultation initiale. Schématiquement, l’exposition au laser est réalisée par un dermatologue qui déplace la sonde à la surface de la peau à l’aide d’un système de visée qui lui permet de délivrer précisément la dose de lumière et d’énergie souhaitée à l’endroit thérapeutiquement pertinent.

    La plupart des traitements au laser causent peu d’inconfort au patient au quotidien. Habituellement, il peut reprendre ses activités dès que l’intervention est terminée.

    Les rougeurs, parfois avec gonflement, peuvent durer plusieurs jours, selon le type de laser. Le maquillage suffit à couvrir les traitements laser du visage, et le soin du reste du corps ne nécessite aucune précaution particulière. Si la zone traitée est importante, le retour à une peau normale peut être accéléré en utilisant une crème hydratante ou une crème cicatrisante. La réaction de la peau après l’action du laser est de type inflammatoire et il est important de ne pas s’exposer au soleil afin d’éviter les troubles réactionnels d’hyperpigmentation.

 risque

    Le principal risque pour les patients est les brûlures, qui sont rares.

    Peu importe le type, il peut être superficiel ou profond et nécessite toutes les compétences d’un médecin pour le traiter.

    La douleur varie selon le sujet et l’appareil. Il peut être réduit par le système de refroidissement intégré avec combiné auto-refroidissant ou par pulvérisation d’air froid.

    Les résultats qui ne répondent pas aux attentes des patients sont également un paramètre qui ne peut être ignoré. L’expérience et l’honnêteté d’un médecin peuvent souvent arrêter les frais et les réunions avant que des différends ne surviennent entre les parties traitantes et les traités. Par exemple, l’épilation au laser ou les lumières pulsées intenses peuvent donner des résultats très différents selon la zone traitée, le type de poils, la densité et la teneur en pigments. L’épilation fonctionne très bien, mais il y a tout de même un taux d’échec de 10 à 15 %. S’il n’y a pas d’effet évident après trois cycles de traitement, il vaut mieux ne pas être têtu, sinon l’équipement devra être remplacé.

    Hyperpigmentation secondaire à un éclaircissement cutané dû à une forte absorption des rayons lumineux par la mélanine cutanée, ou secondaire à des brûlures. L’hyperpigmentation est réactive, post-inflammatoire et fréquente chez les sujets à peau foncée.

après l’opération…

    Seuls les médecins sont autorisés à utiliser des lasers ou des lumières pulsées intenses. Il doit utiliser un équipement conforme aux normes médicales européennes (obligation d’effectuer une visite de conformité annuelle) et doit être couvert par une assurance responsabilité civile professionnelle.

    Les dermatologues sont les seuls professionnels de la santé qui ont une formation spécifique et efficace à l’utilisation de ces techniques sur la peau. Pourtant, il existe des sessions de formation supplémentaires pour les médecins laser qui ne sont pas dermatologues.

    Il faut rappeler au public les compétences des médecins en matière de laser et l’encourager à éviter les « centres laser ou de beauté » non médicaux.

risque

Le principal risque pour les patients est les brûlures, qui sont rares.

Peu importe le type, il peut être superficiel ou profond et nécessite toutes les compétences d’un médecin pour le traiter.

la douleur

La douleur varie selon le sujet et l’appareil. Il peut être réduit par le système de refroidissement intégré avec combiné auto-refroidissant ou par pulvérisation d’air froid. Des crèmes anesthésiantes peuvent être prescrites, et parfois une anesthésie locale est également administrée.

pas de résultat

Les résultats qui ne répondent pas aux attentes des patients sont également un paramètre qui ne peut être ignoré. L’expérience et l’honnêteté d’un médecin peuvent souvent arrêter les frais et les réunions avant que des différends ne surviennent entre les parties traitantes et les traités. Par exemple, l’épilation au laser ou les lumières pulsées intenses peuvent donner des résultats très différents selon la zone traitée, le type de poils, la densité et la teneur en pigments. L’épilation fonctionne très bien, mais il y a tout de même un taux d’échec de 10 à 15 %. S’il n’y a pas d’effet évident après trois cycles de traitement, il vaut mieux ne pas être têtu, sinon l’équipement devra être remplacé.

Hyperpigmentation/Hyperpigmentation

    Hyperpigmentation secondaire à un éclaircissement cutané dû à une forte absorption des rayons lumineux par la mélanine cutanée, ou secondaire à des brûlures. L’hyperpigmentation est réactive, post-inflammatoire et fréquente chez les sujets à peau foncée.

Combien ça coûte ?

    Par exemple, le coût du traitement de la rosacée varie de 120 € à 400 € selon la surface traitée. L’épilation au laser pour un maillot coûte entre 80 et 150 euros, aussi selon la surface et la technique utilisée.

    Une partie du coût des soins prodigués est liée à l’achat et à l’entretien des équipements qui sont facturés directement au coût de la prestation. Par exemple, un laser à colorant pulsé peut coûter plus de 100 000 $ à l’achat, la maintenance annuelle représentant 5 à 15 % de ce montant. La durée de vie de la machine et de la lampe est limitée et directement liée au nombre de prises de vue. Les lampes laser ou IPL coûtent entre 35 000 et 100 000 euros.

l’essentiel à retenir

    Einstein a jeté les bases des photons au début du XXe siècle. Vers 1960, le premier laser a été utilisé sur le corps humain, et la technologie continue de progresser aujourd’hui.

    L’utilisation des lasers en dermatologie a grandement amélioré les possibilités de traitement des maladies de la peau ou des problèmes cosmétiques.

    Ces techniques présentent des avantages évidents mais aussi des risques et ne doivent être utilisées que par des médecins expérimentés dans le cadre d’informations claires et objectives.